Les dents de sagesse, que les dentistes nomment les troisièmes molaires, sont les dents logées au fond de la mâchoire, au niveau des arcades dentaires. Une fois ces dents sorties et mises en place dans la dentition, celle-ci peut être qualifiée de complète. Mais souvent, l’apparition de ces dents peut être compliquée voire provoquer quelques problèmes. Alors, les dents de sagesse, faut-il les enlever ou pas ? Focus.

Quand envisager l’opération des dents de sagesse ?

Si vous avez des gencives particulièrement sensibles, rouges, gonflées et que parfois, lors du brossage notamment, vous saignez, alors il est possible que le problème vienne de la pousse de vos dents de sagesse. Il y en a 4 au total et, généralement, elles poussent entre l’âge de 16 et 25 ans. Dans certains cas, elles ne poussent même jamais.

Si la pousse est douloureuse, c’est souvent parce que les dents ne disposent pas d’un espace suffisant pour pousser correctement et qu’elles sont gênées par les autres dents déjà en place.

Si les dents de sagesse poussent en totalité sans chevaucher les autres dents, alors il est possible de les garder. Si, en revanche, elles sont semi-incluses, donc qu’elles ne peuvent pas totalement sortir, les risques d’infection sont trop importants et alors l’opération est envisagée. L’intervention est alors demandée par votre chirurgien dentiste seul habilité à juger. D’ailleurs comme le rappel le chirurgien dentiste Evelyne Rattier, l’opération n’est jamais systématique mais il ne faut pas non plus hésiter à la pratiquer selon la gêne ( en savoir plus ici sur les préconisation du dentiste parisien : https://dr-rattier-evelyne.chirurgiens-dentistes.fr/ )

Comment se passe l’opération ?

L’extraction des dents de sagesse se fait normalement sous anesthésie locale mais peut nécessiter une anesthésie générale dans certains cas. Il faut alors se faire hospitaliser.

Si vous êtes sous anesthésie générale, vous devez entrer à l’hôpital à jeun. La durée de l’opération peut varier en fonction du nombre de dents à retirer mais aussi de la complexité de leur positionnement dans la mâchoire. Cela peut donc prendre entre 30 minutes et deux heures, en moyenne.

Durant l’opération, la gencive peut être incisée plus ou moins profondément en fonction de la difficulté d’extraction de la dent. Des fils résorbables peuvent être utilisés pour refermer l’incision. Ainsi, vous n’avez pas besoin de retourner au cabinet pour vous faire retirer les fils. Ils disparaissent d’eux-mêmes après environ deux semaines. Si des fils classiques sont utilisés, alors il faut revenir au bout d’une dizaine de jours (soit le temps nécessaire à une bonne cicatrisation) pour les faire retirer.

Après l’opération, il n’est pas rare de voir un oedème apparaître (ainsi que le fameux syndrome du “hamster”). Cela disparaît assez rapidement. Pour les douleurs occasionnées par l’intervention, du paracétamol peut être prescrit voire un anti-douleur un peu plus fort.

Souvent, après l’extraction des dents de sagesse, le patient éprouve des difficultés à manger. Il lui faut alors privilégier les aliments liquides ou semi-liquides pendant quelques jours. Il peut aussi être conseillé de manger froid ou même des glaces.

Agir à titre préventif ?

Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir des adolescents se faire retirer les dents de sagesse à titre préventif, sans avoir le moindre symptôme. Souvent, si les dents sont incluses et restent à l’intérieur de l’os de la mâchoire, ce qui se voit dans 90% des cas, elles ne poseront aucun problème.

L’argument principal proposé à une extraction préventive reste tout de même le manque de place sur l’arcade dentaire. Il est vrai que la mâchoire humaine devient de plus en plus petite et étroite, et cela est dû à un changement dans les habitudes alimentaires. Néanmoins, les dents de sagesse inférieures ne peuvent pas réellement provoquer de changement dans la dentition (le fameux encombrement incisivo-canin que redoutent bon nombre de spécialistes) car elles sont enracinées dans un os plus mou.

Les dents de sagesse ont leur place dans la mâchoire humaine depuis plus de 35 millions d’années et continuent même aujourd’hui à soulever quelques interrogations.